Mais comment n'y avons-nous pas pensé plus tôt? Depuis tout ce temps que Ribs fait des bâches d'autopromo tellement chic & choc que tout le monde en parle, on en aurait fait des jolis sacs écologiques, éthiques, uniques &... so chics que tout le monde s'arrache... A mettre en prod!
Cette nouvelle marque éthique porte le nom de bilum* (avec un b minuscule), et moi, j'appelle ça "l'avenir du futile".
La styliste française Hélène de la Moureyre crée sacs et accessoires avec des matérieux pour le moins inattendus: des bâches publicitaires XXXL destinées à la décharge...
Bon sang, mais c'est bien sûr: imaginez le nombre de kilomètres carré de bâches gigantesques imprimées aux couleurs d'un annonceur qui, passée leur heure de gloire, auraient dû rejoindre les tonnes d'immondices qui nous pourrissent l'atmosphère... Notons aussi que les sangles et poignées sont faits de ceintures de sécurité récupérées dans les casses (là, je mets un petit bémol au coup de génie, car ça fait au moins 5 ans que ma copine Martine crée de super sacs et autres accessoires avec des ceintures de sécurité de récup').
bilum contribue, à sa petite échelle, à une vision plus saine et responsable de notre société de consommation, mais va plus loin avec une vraie démarche sociale (les bâches sont lavées par une entreprise de réinsertion sociale, et les sacs cousus par des personnes handicapées dans des centres d’aide par le travail de la région parisienne).
Et puis chaque sac est absolument unique et graphiquement intéressant: couleurs flashy, typos surdimentionnées, tout petits bouts de grandes photos...
Bon, ceci reste un truc de bobos, comme dirait l'autre (comptez de 26 à 149 euros selon les modèles), mais j'assume: fashion victim, pourquoi pas, mais aussi sensible au développement durable au quotidien.
(*La marque bilum tire son nom du sac traditionnel papou fabriqué en écorce d’hibiscus)
Les sacs et accessoires bilum sont en vente en Belgique chez beFair (Bruxelles) et en ligne ici
L'une des dernières bâches Ribs, qui a fait grand bruit.
Ca fait combien de sacs?
A force de bichonner la com' de nos clients, certains samedis matins me mettent face à ce constat consternant: j'ai dû un peu négliger la mienne ces derniers temps...
Comme c'est d'actualité, je lance ma nouvelle campagne d'autopromo avant d'aller faire le plein de plats de célibataire chez Colruyt.
France Gall, La Vieille Fille, paroles: Jean-Michel Rivat, musique: Joe Dassin
Et oui, ne nous leurrons pas, les "solos", c'est LA nouvelle cible marketing. Ah, qu'est-ce qu'on se fait draguer... par les marques. C'est déjà çà, me direz-vous...
Les célibataires par choix, ceux qui ont décidé de vivre seuls et qui l’assument (plus ou moins bien) à un moment M de leur existence sont en effet une cible intéressante. Ces gentils consommateurs sont prêts à tout, ou presque, pour transformer cet état de relative solitude en un maximum de plaisirs. Et comme en plus ils (nous) ont du temps et disposent le plus souvent d’un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne... les gourous du marketing font les doux yeux à leur carte de crédit.
Mais prudence!
Les marques doivent marcher sur des oeufs, car les célibataires sont aussi des gens susceptibles.
Déjà qu'ils sont marginalisés, par exemple dans les soirées entre collègues (tous "casés"), il ne faudrait pas en plus que les têtes de rayons les montrent du doigt. Sans comter que, statistiquement, ils fument aussi plus de cloppes que les autres et consomment, consomment, consomment... en e disant "deamain je me recentre sur l'essentiel
Les courses en solo le samedi, c'est déjà assez pathétique que pour en remettre une couche, non?.
Prudence donc...
Un "bon" produit, une "bonne" com orientés solos ne doivent à aucun prix être explicites, non!
Ne prenez surtout pas le risque de blesser la cible, et de créer un effet réducteur, voire dévalorisant qui la ferait se renfermer dans sa niche. Les publicitaires s'occupent donc des célibataires "sans en avoir l'air d'y toucher".
Voyez, pour en revenir à mon "magasinage", les produits dits de grande consommation. Ils la jouent tactique, prenant bien soin de ne pas attaquer la cible de front. Les marques contournent le problème de la susceptibilité en proposant des produits de plus en plus individualisés, pratiques et nomades (minis bouteilles, plats cuisinés individuels en barquettes... ) aussi parfaitement adaptés à la vie trépidante des familles "normales" (pas top pour l'avenir de notre si petite planète "bleue", mais ceci est un autre débat que nous saborderons sous peu).
Ainsi, rien ne distingue au premier coup d'oeil le caddie de la famille Dugenou de celui de Machine, qui pourtant grignotera ses sushis surgelés toute seule sur son canapé design devant un épisode de "Sex and the City".
Helena Noguerra, Minimum
Mais bon, revenons à l'essentiel: MA CAMPAGNE D'AUTOPROMO. Oui, à bas les sushis surgelés toute seule sur mon canapé design devant un épisode de "Sex and the City"...
Alors, commençons par identifier la cible émouvante qui saura voler mon coeur... Le Prince Charmant?
"Les filles de 20 ans attendent le Prince Charmant, ce concept publicitaire débile qui fabrique des déçues, des futures vieilles filles, des aigries en quête d'absolu, alors que seul un homme imparfait peut les rendre heureuses."
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans)
Ma longue expérience m'a appris que les Princes Charmants constituent une catégorie toxique identifiable à leurs longues... dents.
J'ai aussi appris que l'homme idéal n'exite pas, ou alors quelque part au pays de Candy. Donc, je capitalise sur les bénéfices de mon expérience et sur l'identification de mes attentes: ma cible émouvante n'aura pas de longues dents mais bien de grandes... oreilles.
A bon(s) entendeur(s)...
Helena Noguerra, Je t'aime salaud, paroles: Helena Noguerra, musique: Philippe Katerine
Allez, je m'en vais remplir mon caddie. Et pour vous prouver que je ne suis pas encore une vieille fille aigrie, je dois vous avouer le plaisir certain que j'éprouve dans les supermarchers à jouer de mon mètre cinquante pour mettre à contribution les grands garçons serviables.
Un jour, c'est sûr, l'un de ces jolis athlètes me proposera de la partager sur mon canapé design, cette satannée bouteille de Porto jûchée sur un rayon à trois mètres du sol!
En attendant ce climax, savourons les clips de ma campagne d'autopromo...
Anita Lixel, Game Boy, paroles: Bruno Metra, musique: Kevin Morane