Les Tellers: je les ai découverts (presque) par hasard. Il y a des semaines que "Second Category" tourne en boucle sur mon iTunes... merveilleusement dopant.
Parole à un esthète dont le bont goût n'a encore jamais été démenti...
Bouli Lanners a bon goût et aime aussi les Tellers
Ils ont à tout casser mon âge à eux deux (cette énigme fera prochainement l'objet d'un concours), et ils sont juste devant le portique de la cour des tout grands: j'ai nommé Ben et Charles, ces Tellers qui enchantent mes matins de juillet.
The Tellers, Second Category
Pop folk catchy avec ce petit truc en plus qui me fait dire: "hum, restons à l'écoute".
Et j'adore tout simplement le clip de "Second Category". La preuve qu'on peut raconter une histoire et donner à prendre un peu de recul sur les catastrophes du quotidien et des rêves pas encore désabusés, avec "juste" quelques bouts de papier, un peu de patience ... et surtout une créativité vraiment rafraichissante.
Enjoy!
The Tellers seront (entre autres festivals) à l'affiche des Ardentes ce dimanche début d'après-midi et de Dour.
Très certainement des photos des Ardentes ici demain...
Ce matin, quoi qu'il en soit de la météo, des vieilles voisines et des embouteillages, je garde mes lunettes de soleil, mon sourire, un signe de la main et un rien de recul gentiment ironique...
A force de bichonner la com' de nos clients, certains samedis matins me mettent face à ce constat consternant: j'ai dû un peu négliger la mienne ces derniers temps...
Comme c'est d'actualité, je lance ma nouvelle campagne d'autopromo avant d'aller faire le plein de plats de célibataire chez Colruyt.
France Gall, La Vieille Fille, paroles: Jean-Michel Rivat, musique: Joe Dassin
Et oui, ne nous leurrons pas, les "solos", c'est LA nouvelle cible marketing. Ah, qu'est-ce qu'on se fait draguer... par les marques. C'est déjà çà, me direz-vous...
Les célibataires par choix, ceux qui ont décidé de vivre seuls et qui l’assument (plus ou moins bien) à un moment M de leur existence sont en effet une cible intéressante. Ces gentils consommateurs sont prêts à tout, ou presque, pour transformer cet état de relative solitude en un maximum de plaisirs. Et comme en plus ils (nous) ont du temps et disposent le plus souvent d’un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne... les gourous du marketing font les doux yeux à leur carte de crédit.
Mais prudence!
Les marques doivent marcher sur des oeufs, car les célibataires sont aussi des gens susceptibles.
Déjà qu'ils sont marginalisés, par exemple dans les soirées entre collègues (tous "casés"), il ne faudrait pas en plus que les têtes de rayons les montrent du doigt. Sans comter que, statistiquement, ils fument aussi plus de cloppes que les autres et consomment, consomment, consomment... en e disant "deamain je me recentre sur l'essentiel
Les courses en solo le samedi, c'est déjà assez pathétique que pour en remettre une couche, non?.
Prudence donc...
Un "bon" produit, une "bonne" com orientés solos ne doivent à aucun prix être explicites, non!
Ne prenez surtout pas le risque de blesser la cible, et de créer un effet réducteur, voire dévalorisant qui la ferait se renfermer dans sa niche. Les publicitaires s'occupent donc des célibataires "sans en avoir l'air d'y toucher".
Voyez, pour en revenir à mon "magasinage", les produits dits de grande consommation. Ils la jouent tactique, prenant bien soin de ne pas attaquer la cible de front. Les marques contournent le problème de la susceptibilité en proposant des produits de plus en plus individualisés, pratiques et nomades (minis bouteilles, plats cuisinés individuels en barquettes... ) aussi parfaitement adaptés à la vie trépidante des familles "normales" (pas top pour l'avenir de notre si petite planète "bleue", mais ceci est un autre débat que nous saborderons sous peu).
Ainsi, rien ne distingue au premier coup d'oeil le caddie de la famille Dugenou de celui de Machine, qui pourtant grignotera ses sushis surgelés toute seule sur son canapé design devant un épisode de "Sex and the City".
Helena Noguerra, Minimum
Mais bon, revenons à l'essentiel: MA CAMPAGNE D'AUTOPROMO. Oui, à bas les sushis surgelés toute seule sur mon canapé design devant un épisode de "Sex and the City"...
Alors, commençons par identifier la cible émouvante qui saura voler mon coeur... Le Prince Charmant?
"Les filles de 20 ans attendent le Prince Charmant, ce concept publicitaire débile qui fabrique des déçues, des futures vieilles filles, des aigries en quête d'absolu, alors que seul un homme imparfait peut les rendre heureuses."
Frédéric Beigbeder (L'amour dure trois ans)
Ma longue expérience m'a appris que les Princes Charmants constituent une catégorie toxique identifiable à leurs longues... dents.
J'ai aussi appris que l'homme idéal n'exite pas, ou alors quelque part au pays de Candy. Donc, je capitalise sur les bénéfices de mon expérience et sur l'identification de mes attentes: ma cible émouvante n'aura pas de longues dents mais bien de grandes... oreilles.
A bon(s) entendeur(s)...
Helena Noguerra, Je t'aime salaud, paroles: Helena Noguerra, musique: Philippe Katerine
Allez, je m'en vais remplir mon caddie. Et pour vous prouver que je ne suis pas encore une vieille fille aigrie, je dois vous avouer le plaisir certain que j'éprouve dans les supermarchers à jouer de mon mètre cinquante pour mettre à contribution les grands garçons serviables.
Un jour, c'est sûr, l'un de ces jolis athlètes me proposera de la partager sur mon canapé design, cette satannée bouteille de Porto jûchée sur un rayon à trois mètres du sol!
En attendant ce climax, savourons les clips de ma campagne d'autopromo...
Anita Lixel, Game Boy, paroles: Bruno Metra, musique: Kevin Morane